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les artistes oubliés D'Haiti!

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  • les artistes oubliés D'Haiti!


    Best haitian music ti Paris ce la dann pou m mouri



    Ti PARIS, citoyen jacmélien :Passionné de la vie

    18/05/2013 06:26:00Auteur(e) La Redaction


    Conférence donnée à Jacmel le 29 Avril dernier par le docteur es-lettre Jean Elie Gilles à l’occasion de la version 2013 de Festi-Paris.
    Quand je grandissais à Jacmel dans les années 1970, il y avait un personnage qui avait influencé toute une génération, la génération des « Donneurs de Sérénades », son nom : Achille Paris dit « Ti Paris ». On chantait tous ses refrains : « Banm pam ladann », « Se ladann poum mouri » et « Aie ! Lina, chache’w batwèl pouw bat dadaw ».

    Et puis, un jour, j’étais chez Maître Bonnard Posy, et en face, sur la galerie de Boss Georges Gousse, il y avait Lamarre Camille (le frère de Roussan Camille) qui venait de poser sa candidature comme député de la circonscription de Jacmel et qui devait rentrer en contact avec ses bases dans la ville. En un rien de temps, la galerie était transformée, en plein après-midi sous une canicule brulante de juin en salle de concert. Boss Georges nous demanda, à mon frère et à moi, d’aller acheter du clairin pour Ti Paris car il allait chanter pour Mama Camille. Nous sommes allés acheter le clairin chez Mante Vierge, à la rue Dauphine, et, quand nous sommes revenus, la fête battait déjà son plein. Ti Paris chantait à tue-tête « Aller pour vini fòw vini dodo nan pyem ». Et depuis j’étais accroché à cette nouvelle façon de chanter les peines amoureuses par la chanson des troubadours.
    Ma mère, quand elle avait un surplus d’argent, se payait le luxe de venir faire jouer à la maison, le dimanche, Vulcain, Ti Lhomme, Andreis, quelques grands disciples de Ti Paris. Plus tard, ces messieurs prennent résidence permanente à la Pension Craft comme troubadours.
    Mais qui était Achille Paris dit « Ti Paris » ? Selon certains, c’était un bohémien qui troussait les jupons, un polisson qui disait crument tout haut ce que d’autres pensaient tout bas des relations amoureuses. Un passionné de la vie. Pour d’autres c’était un ami, un père, un frère, un oncle, un bon vivant qui dépeignait la vie avec des mots couleurs de rêves, couleurs d’amertume, couleurs de scepticisme, couleur espiègle mais jamais couleur de désespoir. Il a inventé le style troubadour mais, il faut se rappeler qu’il fut essentiellement un homme orchestre qui ne s’accompagnait que de sa guitare. Il n’y avait ni orgue ni manibula, ni accordéon, ni tchatcha, ni banjo comme on en voit dans les troupes de troubadours traditionnels qui se réclament de lui. Les points en commun sont : la façon de chanter et cette tradition de chanter pour rien ou pour quelques sous.
    Né en 1933, il est mort en 1979. Il avait seulement 46 ans. Maigrelet, de haute taille, ses deux jambes ressemblaient à deux baguettes pour battre un tambour assôtor. Il était l’ami de tout le monde et cultivait une humilité contenue, vraie, pure des âmes artistes qui ne demandent rien à personne et, en vrai baladin est passé dans nos vies en faisant des entrechats sentimentaux qui nous portent à croire, comme André Malraux, que l’art est définitivement un « antidestin ».

    En effet, Ti Paris avait produit de son vivant un seul album, et la famille Madsen avait beaucoup contribué à cela. Quand il est mort, les enregistrements de studio venant de New York ont permis de découvrir une autre dimension de l’artiste dont le doigté à la guitare a permis de comprendre qu’avec quelques notes on peut faire chanter le monde. Et ti Paris fut justement de ces artistes qui font chanter le monde. Le poète Jacmélien, Michelet Divers, dans son poème « One Respè Ti Paris » dit avec raison :
    « …M’salyew Ti Paris , boss papa !
    General lanmô tyake somèy ou, men mwen sonje vizaj ou,
    Nan tout raje, nan tout koridô, ti vwa ou file tankou zetwal
    Nan syèl, pou fè pôv malere plezi.
    Yon boutèy kleren kanpe kin anfas yon pil rèv san bôday:
    Machann fresco, machann pistach, nan tout rakwen te
    Konn file kô yo bô kotew pou yon ti grenn sèl nan venn
    Sansib lavi-a.
    …Nan tan paw ou te vo di zôm.. ou wè fè bèl bagay pa bay glwa nan vivan »
    Durant les funérailles de Ti Paris, le Révérend Père Jean Fagot, curé de la paroisse d’alors, a demandé à feux Roland Zenny et Michel Ambroise de venir exécuter un ou deux morceaux du repertoire de Ti Paris pour le repos de l’âme du défunt. Ce fut un bel geste et les Jacméliens ont toujours admiré le R.P Fagot pour son humanité de prêtre breton qui se mettait à l’écoute du monde et qui avait vu dans les messages des chansons de Ti Paris une autre façon d’écraser l’infamie des injustices sociales de toutes sortes.
    Si nous réécoutons ses chansons pour une meilleure édification ? Commençons avec « Banm pam ladann » (faire intervenir Michaëlle Craan pour raconter l’histoire des fraudes à la loterie nationale).
    Ale pou vini/



    La musique de Ti Paris a éveillé des jouissances multiples dans le cœur des générations d’haïtiens et si Black Parents, Beethova Obas, Boulo Valcourt, Ibo Combo et le fameux jazz des jeunes ont interprété ses chansons, c’est tout simplement parce que sa musique chante la permanence des difficultés de l’homme en société et, c’est ça l’important !
    Merci
    Jean-Elie Gilles,
    Docteur ès-Lettres. Bonzouti



    Last edited by Zouke; 06-01-2014, 03:08 PM.

  • #2

    Shleu Shleu Moun Damou

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    • #3

      Te Quiero by Bossa Combo (1974)

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      • #4

        Bossa Combo - Pernanente

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        • #5




          Sweet Micky, Wyclef Jean, Pras, Carimi - at SOBS Feb 2011

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          • #6



            Les Corvington - Mwen Ka Humba (1960's)

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            • #7

              Les Corvington - Mini Jupe & Guantanamera (1960's)


              A brief " Les Corvington" history.
              The band started in 1964, That year we were playing mostly private parties. Serge Guerrier joined us in late 1965 as the lead singer. Gradually people started to hear about us and we were getting quite popular. In 1966, besides playing in private parties, school organized events etc.. we also played in different hotels like: Montana, Villa Creole, Hibolele and on Sundays during the summer in Horse-Back and L'Auberge. in late 1967 we started loosing some members of the band that we had to replace. We still were playing in Hotel Hibolele and other parties. In May 1968 My brother left for the US. I had to replace him for the remaining few months until September 1968, When I left Haiti to go to New York.

              Information and photo courtesy of Michel Corvington, Graphic/production and Retouching artist.
              Musician Lineup:

              Michel Corvington - Guitar

              Alix Corvington - Bass Guitar

              Paul Gonel - Accordion

              Serge Guerrier - Vocals

              Panthal Guilbaud - Vocals & Congas

              Mario Larco - Tom

              Bob Denis - Drums

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              • #8


                Les Corvington - Tour du Monde (1960's)

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                • #9

                  Maestro Issa (extrait)

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                  • #10


                    Issa El Saieh - Choucoune

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                    • #11

                      SUPER JAZZ DES JEUNES - TI GROG MOIN (Haiti 1963)

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                      • #12


                        super jazz des jeunes - Cote moun yo

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                        • #13

                          Webert Sicot_ Minouche

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                          • #14


                            Wébert Sicot Machan'n Fresko

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                            • #15


                              Toto Laraque et les Nostaljik TI BOULON

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