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« C’est l’élite sale qui dirige Haïti », selon Jean Renel Sénatus

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    « C’est l’élite sale qui dirige Haïti », selon Jean Renel Sénatus



    Colère. Déception. Tous ces sentiments étaient palpables dans la voix du sénateur Jean-Renel Sénatus, invité à commenter l’actualité et d’autres dossiers dont il suit l’évolution en tant que président de la commission Justice et Sécurité du Sénat de la République, ce mardi sur les ondes de Radio Magik 9. C’est le dossier de la famille Benoit qui s’est fait accaparer ses terres à Torcel qui a provoqué ce coup de gueule, ce grand déballage du sénateur, lui qui avoue avoir tout fait pour aider ces gens à récupérer leur bien. « Ceux qui volent les terres se trouvent au Palais national», dénonce le sénateur. Il y a environ un an, il avait pointé du doigt un certain Jean Luxama Mérisier, chargé de mission au Palais national sous le gouvernement de transition, dans le vol des terres de certains citoyens. « C’est l’un des pays où les autorités sont les plus rusées. Les autorités qui ont été élues ou nommées pour assurer la sécurité des biens d’autrui sont celles-là même qui participent au vol des biens d’autrui ou les tuent pour s’accaparer de ces biens», scande-t-il.

    Très remonté par rapport à l’« hypocrisie» de nos autorités qui, selon lui, n’ont aucune volonté réelle de combattre ce phénomène, l’ancien commissaire du gouvernement de Port-au-Prince a sauté sur l’occasion pour mettre à nu la vraie nature des autorités haïtiennes. « C’est l’élite sale qui dirige Haïti alors que, dans les autres pays, c’est le contraire », dit-il, sans passer par la tangente. Le sénateur n’a pas eu sa langue dans sa poche. Il a fait peu de cas du politiquement correct. « En Haïti, enchaîne-t-il, le plus corrompu, le plus grand voleur et le plus criminel sont les plus aptes à devenir présidents, ministres, sénateurs ou députés. » Jean-Renel Sénatus qui affirme que ceci n’est pas « normal ne fait exception d’aucun dirigeant. « Ils sont partout, même au Parlement où on les appelle honorables», dit-il. Et c’est ce qui le dérange. « Parfois, soutient l’ex-commissaire du gouvernement qui avait construit sa réputation dans la bataille contre l’immoralité, je me demande qu’est ce que j’étais venu faire dans cette affaire. »

    Les déclarations du sénateur de l’Ouest arrivent dans un contexte où tous les yeux sont braqués sur le Sénat de la République dans l’attente de la publication du rapport de la commission de suivi et d'approfondissement de l'enquête sur l’utilisation des fonds PetroCaribe. Jean-Renel Sénatus assure qu’il votera en faveur du rapport dans la mesure où sont indexés ceux qui ont volé l’argent de l’État et détourné les fonds publics. Conscient de la prédisposition de chaque «corrompu» à protéger, le parlementaire promet de ne faire preuve d’aucune naïveté. « Je veux m’assurer qu’il n’y ait pas de parti pris et que les crimes de droit commun soient également pris en compte», déclare l’homme de loi signalant qu’en matière de criminologie, les crimes de droit tiennent les crimes financiers en état.

    En réalité, le sénateur ne croit pas que le rapport ira plus loin. « Où acheminera-t-on le rapport ? Est-ce à la justice ? Quelle justice ? », s’interroge le président de la commission Justice et Sécurité du Sénat de la République qui n’a visiblement pas confiance dans le système. Soutenant la déclaration du bâtonnier de l’ordre des avocats de Port-au-Prince, qui, à l’occasion de la reprise de l’année judiciaire, avait dénoncé l’implication de certains juges dans des actes de corruption, Jean Renel Sénatus affirme que « beaucoup de juges attendent ce dossier pour devenir millionnaires

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