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La remobilisation de l’armée, la voie optimale !

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  • La remobilisation de l’armée, la voie optimale !

    LA REMOBILISATION DE L’ARMÉE, LA VOIE OPTIMALE !

    La récupération de la souveraineté nationale est la principale mission de l’actuelle équipe gouvernementale, notamment sur le plan sécuritaire. À la veille du retrait progressif de la Minustah, le ministre de la Défense (MD), Hervé H. Denis, veut combler ce vide. À cet effet, il s’engage à remobiliser les Forces armées d’Haïti (FAD’H). Une feuille de route lui a été récemment remise par le Premier ministre, Jack Guy Lafontant.

    Le processus de la remobilisation de l’Armée n’est un secret pour personne. Il poursuit son cours et s’inscrit dans le cadre du processus de la récupération de la souveraineté nationale. Il figure parmi l’une des grandes priorités de l’administration Moïse/ Lafontant. On a déjà enregistré un « effectif embryonnaire » opérant dans les deux bases dont dispose la Force en question, l’une à Gressier. L’information a été confirmée par le titulaire du ministère de la Défense (MD), Hervé H. Denis, lors d’une visite effectuée au Techno Group, constitué de la radio, télévision Pacific et du National, le vendredi 31 mars 2017.

    Pour lui, mis à part le plan constitutionnel, cette force existe réellement. Son processus de remobilisation avait entamé sous le gouvernement de Michel Joseph Martelly. Cette structure sera utilisée dans le cadre du développement du pays. Ce faisant, l’accent sera mis sur le camp de génie militaire. Sa mission consistera à lutter dans la prévention des catastrophes naturelles, des risques et des désastres. S’ensuivra une subdivision médicale, dont le rôle sera d’administrer les premiers soins aux personnes accidentées. S’ajoute à cela le camp de génie mécanique. Cette structure se spécialisera dans la réparation des matériels et équipements.

    Cette décision, poursuit le ministre de la Défense, contribuera à assurer la sécurité des lignes frontalières du pays. C’est pourquoi un camp de génie sera mis en oeuvre dans le cadre de la lutte contre la contrebande. Le pays a accusé d’énormes pertes de recettes au niveau de la frontière haïtiano-dominicaine. Des observateurs, rapporte-t-il, ont fait état d’une perte estimée à environ 500 millions de dollars américains annuellement. Il a aussi annoncé la mise en place d’un autre camp destiné à lutter contre le terrorisme et la cyberattaque.

    C’est dans cette optique que l’on est en train de rapatrier la formation des recrues. Les instructeurs peuvent venir de l’étranger. Cela n’a aucun problème. Les institutions de défense préposées à la sécurité interne relèvent de la souveraineté nationale. À son avis, il est anormal que des recrues devant intégrer la Force d’un pays soient formées ailleurs. Autre facteur important de la remobilisation de l’Armée, signalé par le ministre, est le retrait progressif de la Minustah. Se fiant à ses derniers échanges avec les hauts gradés de la Mission, Hervé H. Denis a indiqué que cette force onusienne ne compte pas se retirer totalement du territoire. Le retrait des contingents militaires est déjà en cours. Et ce processus est pratiquement arrivé à terme. Sa coopération avec les autorités, fait-il remarquer, se poursuivra dans le cadre de travaux visant à contribuer à la professionnalisation et le renforcement de la Police nationale d’Haïti (PNH).

    À en croire le ministre, il est question de construire un pays sur des bases solides et d’avoir des institutions devant servir dans l’accompagnement d’une telle démarche. C’est pourquoi le ministère a un rôle déterminant à jouer dans le cadre du processus de récupération de la souveraineté nationale. À titre d’exemple, il a cité, entre autres, le contrôle réel du territoire, la défense intégrale du territoire.

    À la question de savoir où sont les états d’avancement du dossier des militaires démobilisés, le ministre a été clair. Cette affaire est gérée en marge des actions réalisées par l’institution qu’il dirige. Le processus de dédommagement n’a pas encore été terminé, mais il se poursuit à grands pas.

    Contenu de la feuille de route

    Elle s’inscrit dans une logique de concrétisation des avancées réalisées sur des bases durables. Inspirée du « Livre blanc de la défense », est une indication de ce que devrait réaliser le ministère de la Défense de la République. Elle contient tous les éléments nécessaires à cette fin. Il s’agit en effet d’un objectif ambitieux correspondant à ce que l’actuelle équipe gouvernementale entend réaliser dans le pays. Elle s’étend sur tout le mandat de cinq ans du chef de l’État, voire au-delà de cette période.

    Au regard de ce document, le ministère a élaboré un plan intérimaire s’étendant sur les six (6) prochains mois de cette année. Celui-ci, affirme le ministre, permettra d’en avoir un autre plus large. Ce, en vue de définir un budget de fonctionnement des recrues.

    Reynold Aris


  • #2
    Un nouveau directeur-général de la Défense à l'attaque


    La politique générale du Premier ministre, dans son volet Défense, a suscité beaucoup d'espoirs chez ceux qui, depuis quelque temps, réclament le retour des Forces armées. Petit à petit, le ministère de la Défense semble vouloir reprendre forme. Un homme d'expériences a été placé à sa tête. Un militaire sérieux et compétent dirige son cabinet. Mais ceux qui attendent des résultats positifs de cette nouvelle administration ont reçu une douche froide en prenant connaissance du nom du nouveau directeur-général. Le rêve qu'ils construisaient dans leur tête s'est effondré. Ils ont soudain l'impression que tout ce projet de force publique sera balayé par un "vent mauvais qui l'emportera, deçà, delà, pareil à la feuille morte".

    Le ministre, peut être par manque de connaissance de certains militaires et de leur histoire ou plus surement par amitié, vient d'introniser son directeur-général. Par amitié ? Questionne-t-on peut être. Bien sûr par amitié se rend-on compte en voyant un ancien commandant de l'institution militaire, tout sourire, applaudir le discours fade du récipiendaire, ce pion qu'il vient de positionner. Ils se sont ensuite congratulés, joyeux, comme deux larrons en foire. Le ministère de la Défense sera-t-il leur foire ? Pourquoi pas. L'administration militaire l'a bien été. Prébendes, malversations, constructions de casernes surévaluées, que n'ont-ils pas fait ? Malheureusement pour eux, la sortie de l'un a irrémédiablement entraîné le renvoi de l'autre. C'était en 1991.

    Mais oui, monsieur le Ministre, votre nouveau directeur-général, au départ de son commandant en chef complice et protecteur, a bien été renvoyé de l'armée pour malversations répétées, viré dans l'indignité comme un vulgaire délinquant. Nous savons que vous résisterez difficilement aux chants de cette sirène, à la voix doucereuse de votre ami, ancien comandant en chef. Il a les arguments faussement vrais pour vous circonvenir, comme il l'a fait à tout le monde. Il vous fera douter de tout ce qu'on vous dira de votre nouveau directeur. Vous n'êtes pas le premier qu'il aura charmé quand il aura mis ses gants de velours pour vous serrer la gorge, asphyxiant votre cerveau, vous empêchant de réfléchir. Il fut bien de tous les coups, depuis le CNG en passant par le complot contre le Professeur. N'était-il pas au palais, assis au bureau de son camarade de promotion prisonnier au Corps des Léopards, attendant le lever du jour pour lire sa proclamation de président ? Il a le pouvoir de duperie et il vous dupera, comme il nous a tous dupés. Il est le plus compétent, le plus sérieux, le plus démocrate, le plus je ne sais plus, tant on lui attribue des superlatifs injustifiés. Au fond ce n'est qu'un triste sire, un petit rat qui mord et qui souffle.

    Monsieur le ministre, vous prendrez la décision que vous voudrez. Après tout, vous êtes le seul responsable de ce que votre ministère fera ou manquera de faire. Vous serez aussi le seul à rendre des comptes. Mais, vous devrez également avoir le même courage pour regarder dans les yeux vos collaborateurs et leur dire que vous avez un ver dans le fruit, que vous gardez parmi eux un membre de votre administration qui n'aura ni leur respect, ni leur collaboration. Le respect, nous savons déjà pourquoi, mais la collaboration, malgré toutes les bonnes volontés, sera impossible par manque de communication car lui et eux ne parlent pas le même langage, ni celui de la moralité ni celui de la compétence. Votre directeur fut un officier d'administration, préoccupé davantage par les espèces, qui sonnaient en tombant dans ses poches et dans celles de son compère en déprédation, que par une bonne gestion.

    Le nouveau directeur-général de la Défense est déjà prêt à l'attaque pour tous les coups fourrés que son mentor et ses acolytes à l'affût lui signaleront.

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    • #3


      HAITI-SÉCURITÉ : RÉTABLIR LES FORCES ARMÉES D’HAÏTI, DES SPÉCIALISTES HAÏTIENS OPINENR

      Port-au-Prince, le 31 mai 2017.- Quelle force de sécurité pour Haïti ? S’est interrogée LA FONDATION DES ANCIENS DE SAINT-LOUIS-GONZAGUE lors d’une « causerie-débat » organisée au Caribe convention center (Pétion-ville) en présence de nombreuses personnalités issues du secteur politique, de celui des affaires et du corps diplomatique, a constaté un reporter de Vant bèf info (VBI).

      De g. à d. le maître de cérémonie, le président de la fondation, Almiracle Saint-Fort et le Vice-recteur Hérold Toussaint

      L’un des intervenants à cette causerie-débat, le général retraité des Forces armées d’Haiti (FAd’H), HÉRARD ABRAHAM a plaidé pour la « création d’une armée professionnelle et soumise au pouvoir civil. »

      Aussi, le général Abraham a reconnu que le « contrôle du pouvoir civil sur l’armée ne doit pas servir de prétexte à l’asservissement de l’institution militaire. »

      Le général en a profité pour dresser les principales tâches auxquelles la nouvelle armée doit s’atteler. Parmi ces tâches, la protection du pays contre d’éventuelles cyber attaques, l’assistance de la police en cas de catastrophes, le transport et la protection des officiels de l’État, etc.

      Vue partielle de la salle au cours du déroulement de la causerie-débat

      Par ailleurs, le président du Sénat, YOURI LATORTUE a, d’entrée de jeu, faire l’éloge des grands généraux produits par l’école haïtienne. Selon Youri Latortue, « Haïti est un pays génétiquement militariste, car l’armée est créée avant la Nation ».

      Youri Latortue en a profité pour dénoncer un contrat de 20 millions de dollars américains l’an que les autorités haïtiennes ont signé avec une institution étrangère en vue de surveiller la frontière. « Cet argent peut faire fonctionner une armée défensive de 3 mille hommes », a indiqué le président du Sénat.

      Invité à prendre la parole à cette activité, le Vice-recteur aux affaires académiques de l’Université d’État d’Haiti (UEH), le professeur HÉROLD TOUSSAINT a invité l’assistance à observer une minute de recueillement à la mémoire des grands généraux haïtiens qui ont fait ce qu’il fallait pour donner l’indépendance du pays.

      Aussi, le professeur a critiqué la façon dont l’histoire d’Haiti est enseignée aux jeunes. Selon lui, on apprend à ces derniers de détester Haïti, parce qu’on ne leur dit pas assez que le pays a ouvert une brèche dans l’histoire de l’humanité.

      Aussi, devons-nous rappeler que l’historien GEORGES MICHEL a, au début de la causerie, réalisé une mise en contexte historique où il a souligné le rôle central occupé par l’armée d’Haiti tant sur le plan national qu’international.

      La soirée a pris fin avec l’interaction du public qui a manifesté notamment leur désir de voir la remobilisation des FAd’H.



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      • #4
        UN PAYS N’EST PAS MAITRE DE LUI-MÊME S’IL N’A PAS SON ARMÉE

        En 1946, les ETATS-UNIS imposèrent au JAPON, une CONSTITUTION lui interdisant le droit à l’Existence d’une force armée. Malgré l’article 9 de la Constitution, le japon possède quand même ses propres forces d’autodéfense, une force militaire servant à la défense de son territoire.

        Les Articles 264 et 269 de LA CONSTITUTION HAÏTIENNE consacrent l’existence de 2 forces DE SÉCURITÉ DANS LE PAYS : LA POLICE ET L’ARMÉE.

        MALHEUR À CEUX QUI OSERONT METTRE DES BARRIÈRES POUR FRAGILISER DAVANTAGE LA SOUVERAINETÉ NATIONALE. (AMJ)

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        • #5
          Une Armée Budgétivore?

          J’aimerais une étude comparative bien détaillée entre ce que coutent les forces de polices comme elles sont constituées aujourd’hui de ce que coutait notre dernière armée.
          Pour ceux qui nous citent le Costa Rica en exemple, la Police Costa Ricaine ne l’est que de nom. Elle possède autant d’armement qu’une armée régulière, autre que des tanks ou des avions de guerre.
          La différence entre la Police et l’Armée est l’entrainement. Un est appelée à servir l’autre à défendre. Dans l’anarchie dans laquelle nous vivons aujourd’hui en Haiti ce qu’il faut c’est l’autorité militaire.
          La crainte de coup d’état ne justifie pas ce refus de restaurer l’Armée, car la police peut en faire autant. Elle peut se faire par tout Corps armé déterminé . J.C Roy

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          • #6
            « NI SOUVERAIN, NI INDÉPENDANT, NI AUTONOME, NI ASSOCIÉ, l'État assisté ou protégé d'Haïti a perdu tour à tour son indépendance et sa souveraineté.. »
            ______
            Et oui, LA SOUVERAINETÉ NE S’ACCOMMODE PAS DE TUTELLE. Lorsqu’il n’y a plus de désir d’une continuité de l’odyssée commune, il y a rupture du contrat national, dislocation suivie de la mort de la NATION. L’ARMÉE a existé avant LA NATION. NOTRE ARMÉE, NOTRE DRAPEAU sont les attributs les plus importants. Ce sont ces symboles qui donnent le plus consistance au SENTIMENT NATIONAL. Dans la phase actuelle des choses, privée de son vrai drapeau et de son armée, LA NATION HAITIENNE AGONISE. (AMJ)

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            • #7
              Hey hey pale moi de sa Mr JC ROY

              Nou konpran'n pourr kissarr la CORÉE DU NORD ap intimidérr le JAPON. Li konnin le Japon pa guin dent.

              Etats-Unis pendan okipasyonrr le Japon té rachérr tout dent li, leû li té impozerr li you konstitisyonrr ki interdi'l EXISTENCE you force armée japonaise se te la mort de roland.
              Nou san le dent devanrr avadrarr a tou ferr dominiken yo,yap grossirr lamé yo chak jourr wii men nou parr mander a ta tete pourkwa,la gè avertirr ne tue pas le kokobé.

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              • #8
                : Observations sur la position du Secrétaire d’Etat Américain, John Kelly, qui s’est dit contre une armée haïtienne.- (Texte de Cyrus Sibert)

                [ …le fait que l’officiel américain nous dit “une armée sans mission est un atelier de démons”, signifie que de l’autre coté de notre frontière terrestre, il existe un grand “atelier de démons” racistes, identitaires, anti-haïtiens, qui représente une menace pour notre existence.—-Haiti, notre pays, ne peut pas se permettre d’exister sans une force de défense nationale. Nous devons au moins mettre en place des unités de combat/défense à partir de la Police Nationale d’Haiti (PNH), comme la PNH a été érigée sur les bases des Forces Armées d’Haiti (FADH).]
                ———————
                Étrangement, au levé du soleil, il m’arrive d’être inspiré par des idées d’origine inconnue. Elles prennent la forme de rêves, d’idées reçues qui tourmentent jusqu’à ce qu’elles soient transmises au public. Je suis désolé pour ceux qui ne partagent pas ces opinions; mais, souvent — je ne dis pas toujours —mais souvent, le désir de partager ces idées est plus fort que moi.
                Ainsi, ce dimanche matin du 4 juin 2017, deux idées me sont venues à l’esprit.

                1- La déclaration du Secrétaire américain John Kelly et 2- La situation de Wendie Emmanuelle Pierre-Jules, cette jeune fille de 21 ans, impliquée dans le meurtre de son amant-non-désiré, le policier UDMO Max Paul Colby, le 8 mai dernier, à Village Solidarité (commune de Delmas).

                Commençons par le point 2 :

                Je pense que cette fille orpheline, qui n’a que sa grand’mère démunie comme soutien familial, mérite encadrement et assistance légale.
                Pour avoir tué un policier, sa situation ne doit-être pas facile dans le système carcéral et devant la justice haïtienne. Elle risque d’être l’objet de tous les abus. Certes, elle a avoué son acte; elle a aussi parlé d’accident, de sévices subis… Mensonge ou vérité, elle a droit à un procès équitable. Je ne la connais pas. J’ai juste vu ses déclarations sur les réseaux sociaux.
                J’interpelle les gens de bonne volonté à garantir ses droits. Ce genre de dossier offre l’opportunité à une femme courageuse comme Madame Marie Yolène Gilles, de reprendre du service. Car, étant absorbé par la politique, le RNDDH ne défend plus la veuve et l’orphelin. Au lieu de se retirer de la scène de défense des droits humains, Lèlène doit reprendre du service et faire la différence. Komisyon pa chay !

                Parlons de la déclaration de monsieur John Kelly — le point 1:

                La position de monsieur John Kelly, le secrétaire d’État américain à la sécurité intérieure des Etats-Unis, contre la re-fondation d’une armée haïtienne, nous rappelle les difficultés qu’avaient connues nos ancêtres esclaves noirs pour fonder l’Armée indigène. Elle met en évidence le génie qui accompagna Toussaint Louverture pour transformer les bandes d’esclaves marrons-insoumis en une institution militaire forte capable de vaincre les forces coloniales. Cette institution militaire indigène était la pierre angulaire de notre indépendance. N’ayant pas pris au sérieux cet héritage historique, aujourd’hui, nous sommes condamnés à revivre ce déni du Droit de défense.

                Ainsi, pour remettre sur pied la force de défense constitutionnelle de notre pays, nos dirigeants doivent faire preuve d’intelligence. Il faut savoir retourner les déclarations et les arguments des gens hostiles au projet d’une armée haïtienne pour les mettre au profit de ce projet national tout en utilisant des manoeuvres techniques afin de reconstruire notre force de défense.

                Par exemple, la déclaration du Secrétaire John Kelly est un argument à utiliser en faveur de la création de notre armée nationale. Car, le fait que l’officiel américain nous dit “une armée sans mission est un atelier de démons”, signifie que de l’autre coté de notre frontière terrestre, il existe un grand “atelier de démons” racistes, identitaires, anti-haïtiens, qui représente une menace pour notre existence. Une armée qui enseigne la langue du pays voisin (créole) à ses soldats et qui brule l’envie d’y intervenir pour essuyer l’affront historique d’un quart (1/4) de siècle d’occupation (haïtienne), est une menace réelle à ne pas sous-estimer.

                Monsieur Kelly doit nous dire quelle est la mission de l’Armée dominicaine qui ne cesse de grossir en effectifs et en équipements. Il doit aussi nous expliquer la logique qui justifie l’existence d’un seul “atelier de démons” sur une ile habitée par deux peuples différents, deux cultures différentes, deux nations marquées par une histoire de massacres (continus, à basse intensité du coté dominicain), de discriminations raciales et de confrontations.

                Les dirigeants haïtiens doivent-être à la hauteur de ce défi historique consistant à donner au pays une force de défense. Le président Jovenel Moise doit se montrer intelligent, à l’instar de Toussaint Louverture. Au lieu d’affronter les Etats-Unis sur ce sujet, s’il n’a pas les moyens politiques et économiques pour nommer un Etat-major militaire, il doit prendre les américains au mot et former des unités de défense à partir de la Police Nationale d’Haiti (PNH), comme la PNH a été érigée sur les bases des Forces Armées d’Haiti (FADH). Car, il est clair qu’aucune nation, même celles qui se disent amies d’Haiti, ne nous aidera à financer notre force de défense.

                Ainsi, nous devons augmenter la taille des unités spécialisées de la PNH. Les UDMO sont très efficaces pour le maintient de l’ordre dans les différents départements; le CIMO, le SWAT, la BIM, la BRI et la BOID jouent un rôle important comme force de dissuasion dans la zone métropolitaine; alors, augmentons les effectifs UDMO, militarisons une partie de la PNH; et après, on pourra procéder progressivement à la séparation des taches de défense des taches de police. Les Gardes-cote et l’USGPN et le CAT-Team étant les vestiges les plus authentiques de l’ancienne armée.

                Le Premier Ministre Laurent Lamothe n'a t-il pas trouvé une entente pour armer la police haïtienne? Or, depuis 25 ans, on nous disait que Washington était contre toute importation d'armes en Haiti. Il existe toujours un moyen de faire accepter les choses par la communauté internationale dans l'intérêt de votre pays. Il faut seulement avoir l'audace, la capacité, l'habilité, les contacts nécessaires pour inspirer confiance et manoeuvrer au niveau international.

                Faut-il rappeler que les dirigeants des nations blanches de ce monde n’ont jamais apprécié la révolution haïtienne, suivie de la fondation de la Première République Noire indépendante. Ces dirigeants blancs et leurs laquais sont unis sur ce point. S’ils se disent amis d’Haiti, ils ne sont pas prêtent à être amis des noirs de ce pays. D’ailleurs, nous observons une montée en puissance de l’extrême droite et du racisme dans le monde. Faut-il signaler que j'ai bien dit "les dirigeants blancs"; car, entre peuples, les approches sont parfois différentes.

                De plus, les guerres qu’ont mené les euro-américains contre le Mexique pour le déposséder de la moitié de son territoire initial, est une preuve du niveau pervers de leur pragmatisme. C’est d'ailleurs la pratique de toutes les grandes puissances : La Russie fait la même chose en Europe de l’Est; au Moyen-Orient, on ne respecte plus les frontières; en ce sens, qu’est-ce qui empêche aux Etats-Unis de cautionner un projet d’annexion d’Haiti par la République Dominicaine? Quel était la teneur de la rencontre, sur Haiti, de l’Ambassadeur Kenneth Merten avec les dirigeants dominicains, au début de cette année 2017? N’y a t-il pas un complot américano-dominicain pour annexer Haiti et prendre possession de ses réserves d’or ?

                Si Cuba connait 50 ans d’embargo américain, notre pays, Haiti subit une politique mondiale d'appauvrissement depuis plus de deux cent treize (213) ans. On ne nous aime pas. Nous devons en être conscients.

                La preuve historique : Haiti n’était pas invitée au Congrès de Panama convoqué par Simón Bolívar en 1826. Les latino-américains n’acceptèrent pas Haiti comme membres fondateurs de l"Union internationale des Républiques américaines” ci-après “l'Union panaméricaine” ancêtre de l’ “Organisation des États Américains”, que nous connaissons aujourd’hui. Même quand nous entretenons de bonnes relations avec le Venezuela et d’autres nations latino-américaines, nous ne devons pas oublier que Simon Bolivar qui avait bénéficié de l’aide d’Haiti pour réussir sa guerre d’indépendance, était de ceux qui avait combattu la présence d’Haiti à cette première conférence des Etats-Américains au Panama. Dans leur arrogance, les dirigeants latino-américains d’alors, sont allés jusqu’à exiger que l’émissaire qui représenterait Haiti comme observateur, soit de peau claire.

                Nous devons être conscients que notre nation a toujours été menacée par le racisme international; Haiti, notre pays, ne peut pas se permettre d’exister sans une force de défense nationale.

                En guise de conclusion, nous rappelons qu’au début des années 90s, les Etats-Unis, l’Angleterre, l’Allemagne et la France avaient conseillé aux Ukrainiens de se désarmer, de remettre leurs têtes nucléaires à la Russie. Selon eux, l’Ukraine n’avait pas besoin de dissuasion nucléaire pour se défendre. Ils avaient donné comme garantie, un accord de défense qui les obligent à intervenir en cas d’agression ou de violation du territoire ukrainien. Vingt (20) ans après, la Russie a envahi la Crimée et menace d’autres territoires ukrainiens. Ces occidentaux n’ont toujours pas intervenu pour défendre l’Ukraine; ils n’enverront pas leurs soldats se faire tuer en Ukraine. Ils préfèrent les dilatoires dans les forums internationaux; parler de solutions diplomaties et de sanctions économiques contre la Russie; qui elle, consolide ses avancées sur le territoire ukrainien suivant la logique de fait accompli.

                Cyrus Sibert, Cap-Haitien, Haiti
                04 juillet 2017

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                • #9
                  VIV LAMÉ TONERRRRR

                  LE NOUVEAU CORPS DES FORCES ARMÉES FERA SA SORTIE LE 18 NOVEMBRE 2017
                  ___
                  Le processus de recrutement et les critères… Pour mettre sur pied cette nouvelle force de défense, le ministre Denis veut d’abord faire l’inventaire des anciens hauts gradés des anciennes forces armées d’Haïti pour voir ceux qui peuvent encore servir, ne serait-ce que dans la formation des enrôlés. Hervé Denis ne compte pas tout simplement acheter le service de ces anciens militaires sans les soumettre d’abord à un processus de vetting pour s’assurer qu’ils sont au-dessus de tout soupçon.

                  Certains de ces anciens hauts gradés feront également partie du haut état-major de la nouvelle force de défense de Jovenel Moïse. Même s’il y aura des anciens militaires dans la nouvelle force, cette nouvelle structure n’aura rien à voir avec l’ancien corps militaire, a affirmé le ministre Denis.

                  S’agissant des enrôlés, ils doivent être âgés entre 18 et 35 ans et détenteurs au moins du diplôme de fin d’études classiques pour intégrer la nouvelle force militaire. Comme pour la police nationale, ces jeunes auront à passer toute une série d’épreuves allant du vetting à des tests médicaux et des épreuves physiques et techniques. (EXTRAIT NOUVELLISTE)

                  Comment


                  • #10
                    Jeunes de 18 à 35 ans, préparez-vous à intégrer les forces armées de l’ère Jovenel Moïse

                    Le budget du ministère de la Défense est passé d’environ de moins de 400 millions à plus de 535 millions de gourdes dans l’exercice 2017-2018. Il est parmi l’une des priorités de l’administration Moïse-Lafontant. Avec cette augmentation, le ministre de la Défense annonce le recrutement de jeunes entre 18 et 35 ans, qui permettra de constituer une nouvelle force de défense pour le pays…
                    Publié le 2017-07-03 | Le Nouvelliste



                    512 millions de gourdes pour son fonctionnement et 25 millions pour les investissements. Le nouveau budget du ministère de la Défense déposé au Parlement dans la loi de finances 2017-2018 a été significativement augmenté en vue de la formation d’une nouvelle force de défense, a fait savoir, lundi, le ministre de la Défense qui participait à l’émission « Haïti : Sa k ap kwit » sur Télé 20. Hervé Denis a souligné avoir cependant présenté un budget d’un milliard de gourdes qui devrait lui permettre de recruter 500 jeunes femmes et hommes cette année. « J’ai dû apporter des rectifications dans mes projections, mais je vais avancer… », a-t-il dit. Il n’est pas encore en mesure de préciser pour le moment combien de personnes il compte engager cette année. Cependant, d’ici au 18 novembre, le nouveau corps fera sa grande sortie à l’occasion de la célébration du 214e anniversaire de la Bataille de Vertières. Le processus de recrutement et les critères… Pour mettre sur pied cette nouvelle force de défense, le ministre Denis veut d’abord faire l’inventaire des anciens hauts gradés des anciennes forces armées d’Haïti pour voir ceux qui peuvent encore servir, ne serait-ce que dans la formation des enrôlés. Hervé Denis ne compte pas tout simplement acheter le service de ces anciens militaires sans les soumettre d’abord à un processus de vetting pour s’assurer qu’ils sont au-dessus de tout soupçon. Certains de ces anciens hauts gradés feront également partie du haut état-major de la nouvelle force de défense de Jovenel Moïse. Même s’il y aura des anciens militaires dans la nouvelle force, cette nouvelle structure n’aura rien à voir avec l’ancien corps militaire, a affirmé le ministre Denis. S’agissant des enrôlés, ils doivent être âgés entre 18 et 35 ans et détenteurs au moins du diplôme de fin d’études classiques pour intégrer la nouvelle force militaire. Comme pour la police nationale, ces jeunes auront à passer toute une série d’épreuves allant du vetting à des tests médicaux et des épreuves physiques et techniques. Ceux qui veulent faire partie des unités spécialisées de la force de défense doivent, quant à eux, avoir des diplômes universitaires selon la fonction qu’ils comptent occuper dans le nouveau corps militaire. « Nous n’allons tolérer aucun écart dans la nouvelle force. Le recrutement se fera avec une discipline de fer », a prévenu le ministre. Hervé Denis a donné la garantie que personne ne pourra intégrer la nouvelle structure sur la base de ses rapports privilégiés avec aucune autorité du pays qu’il soit au Palais national, à la Primature ou au Parlement. Il y aura très bientôt des annonces dans les médias sur le début du processus de recrutement dans la nouvelle force de défense. La mission de la nouvelle armée La mission des nouvelles forces armées consistera essentiellement à faire des interventions lors des catastrophes naturelles, lutter contre la contrebande au niveau de la frontière, défendre l’intégrité du territoire national, surveiller l’espace terrestre, maritime et aérien, lutter contre le terrorisme, entre autres, a énuméré le ministre de la Défense. « La nouvelle force sera un accompagnateur au développement », a précisé M. Denis. Selon lui, la projection pour la force de défense va au-delà des cinq ans du président Moïse. Hervé Denis souhaite démarrer le projet qui atteindra sa vitesse de croisière à la longue. Il sera satisfait s’il arrive à enrôler 3 000 membres dans cette nouvelle structure à la fin du mandat de Jovenel Moïse. 150 militaires, des génies, formés à l’étranger, notamment en Équateur, sont déjà opérationnels dans deux bases à Gressier et dans l’Artibonite. Pour les entretenir, cela coûte 400 gourdes par jour pour chacun des militaires, a souligné le ministre. Le ministère de la Défense a déjà préparé la grille des salaires pour les nouveaux membres du corps militaire. Cependant, pour des raisons stratégiques, Hervé Denis n’a pas voulu divulguer ces informations pour le moment. En fonction des besoins, il compte récupérer certaines bases laissées par les Casques bleus. En ce sens, il priorise celles qui sont placées aux environs de la frontière.Jeunes de 18 à 35 ans, préparez-vous à intégrer les forces armées de l’ère Jovenel Moïse Le budget du ministère de la Défense est passé d’environ de moins de 400 millions à plus de 535 millions de gourdes dans l’exercice 2017-2018. Il est parmi l’une des priorités de l’administration Moïse-Lafontant. Avec cette augmentation, le ministre de la Défense annonce le recrutement de jeunes entre 18 et 35 ans, qui permettra de constituer une nouvelle force de défense pour le pays… Publié le 2017-07-03 | Le Nouvelliste 1 / 2 National - 512 millions de gourdes pour son fonctionnement et 25 millions pour les investissements. Le nouveau budget du ministère de la Défense déposé au Parlement dans la loi de finances 2017-2018 a été significativement augmenté en vue de la formation d’une nouvelle force de défense, a fait savoir, lundi, le ministre de la Défense qui participait à l’émission « Haïti : Sa k ap kwit » sur Télé 20. Hervé Denis a souligné avoir cependant présenté un budget d’un milliard de gourdes qui devrait lui permettre de recruter 500 jeunes femmes et hommes cette année. « J’ai dû apporter des rectifications dans mes projections, mais je vais avancer… », a-t-il dit. Il n’est pas encore en mesure de préciser pour le moment combien de personnes il compte engager cette année. Cependant, d’ici au 18 novembre, le nouveau corps fera sa grande sortie à l’occasion de la célébration du 214e anniversaire de la Bataille de Vertières. Le processus de recrutement et les critères… Pour mettre sur pied cette nouvelle force de défense, le ministre Denis veut d’abord faire l’inventaire des anciens hauts gradés des anciennes forces armées d’Haïti pour voir ceux qui peuvent encore servir, ne serait-ce que dans la formation des enrôlés. Hervé Denis ne compte pas tout simplement acheter le service de ces anciens militaires sans les soumettre d’abord à un processus de vetting pour s’assurer qu’ils sont au-dessus de tout soupçon. Certains de ces anciens hauts gradés feront également partie du haut état-major de la nouvelle force de défense de Jovenel Moïse. Même s’il y aura des anciens militaires dans la nouvelle force, cette nouvelle structure n’aura rien à voir avec l’ancien corps militaire, a affirmé le ministre Denis. S’agissant des enrôlés, ils doivent être âgés entre 18 et 35 ans et détenteurs au moins du diplôme de fin d’études classiques pour intégrer la nouvelle force militaire. Comme pour la police nationale, ces jeunes auront à passer toute une série d’épreuves allant du vetting à des tests médicaux et des épreuves physiques et techniques. Ceux qui veulent faire partie des unités spécialisées de la force de défense doivent, quant à eux, avoir des diplômes universitaires selon la fonction qu’ils comptent occuper dans le nouveau corps militaire. « Nous n’allons tolérer aucun écart dans la nouvelle force. Le recrutement se fera avec une discipline de fer », a prévenu le ministre. Hervé Denis a donné la garantie que personne ne pourra intégrer la nouvelle structure sur la base de ses rapports privilégiés avec aucune autorité du pays qu’il soit au Palais national, à la Primature ou au Parlement. Il y aura très bientôt des annonces dans les médias sur le début du processus de recrutement dans la nouvelle force de défense. La mission de la nouvelle armée La mission des nouvelles forces armées consistera essentiellement à faire des interventions lors des catastrophes naturelles, lutter contre la contrebande au niveau de la frontière, défendre l’intégrité du territoire national, surveiller l’espace terrestre, maritime et aérien, lutter contre le terrorisme, entre autres, a énuméré le ministre de la Défense. « La nouvelle force sera un accompagnateur au développement », a précisé M. Denis. Selon lui, la projection pour la force de défense va au-delà des cinq ans du président Moïse. Hervé Denis souhaite démarrer le projet qui atteindra sa vitesse de croisière à la longue. Il sera satisfait s’il arrive à enrôler 3 000 membres dans cette nouvelle structure à la fin du mandat de Jovenel Moïse. 150 militaires, des génies, formés à l’étranger, notamment en Équateur, sont déjà opérationnels dans deux bases à Gressier et dans l’Artibonite. Pour les entretenir, cela coûte 400 gourdes par jour pour chacun des militaires, a souligné le ministre. Le ministère de la Défense a déjà préparé la grille des salaires pour les nouveaux membres du corps militaire. Cependant, pour des raisons stratégiques, Hervé Denis n’a pas voulu divulguer ces informations pour le moment. En fonction des besoins, il compte récupérer certaines bases laissées par les Casques bleus. En ce sens, il priorise celles qui sont placées aux environs de la frontière.

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                    • #11
                      Recrutement d’une première classe de soldats pour la nouvelle force armée d’Haïti




                      Vous êtes intéressés à vous enrôler dans l’armée ? Si oui, vous avez entre le 17 et le 21 juillet pour vous faire inscrire dans la nouvelle force armée de l’ère Jovenel Moïse. Comme il l’avait annoncé la semaine dernière sur Télé 20 à l’émission « Haïti Sa k ap kwit », le ministre de la Défense, Hervé Denis, lance le processus de recrutement pour une première classe de soldats… « Le ministère de la Défense avise le public en général et les intéressés (es) en particulier que dans le but de reconquérir notre souveraineté nationale, une classe de soldats sera recrutée pendant la période allant du 17 au 21 juillet 2017. Le recrutement est ouvert aux jeunes des deux sexes. Les intéressés se présenteront munis de leurs pièces au centre d’instruction du ministère sis à la limite de Gressier et de Léogâne du 9 : 00 a.m. à 3 :00 p.m. », lit-on dans l’avis de recrutement envoyé au Nouvelliste. Les critères et conditions d’admission à la force de défense Selon le ministère de la Défense, les intéressés doivent être : de nationalité haïtienne ; être célibataire ; être âgé (e) de 18 à 25 ans, l’âge a été revu à la baisse. Sur la Télé 20, le ministre avait dit entre 18 et 35 ans. Les postulants doivent être âgés de 18 ans le 1er octobre. Par ailleurs, les intéressés doivent être de bonne santé physique et mentale ; avoir au minimum réussi la classe du nouveau secondaire 2 ; avoir réussi l’examen intellectuel et physique prévu à cet effet… Les pièces suivantes sont exigibles à l’inscription. « Un certificat de 9e année plus le carnet du nouveau secondaire avec mention admis en classe de rhétorique ou Bac 1 ou 2 ; certificat de bonne vie et mœurs délivré par la Police nationale d’Haïti ; original de l’acte de naissance ou extrait des archives nationales de l’acte de naissance ; quatre photos d’identité de date récente, dont deux de face et deux de profil ; carte d’identification nationale (CIN) et matricule fiscal. « Nous n’allons tolérer aucun écart dans la nouvelle force. Le recrutement se fera suivant une discipline de fer », avait prévenu le ministre de la Défense à l’émission « Haïti Sa k ap kwit ». Hervé Denis a donné la garantie que personne ne pourra intégrer la nouvelle structure sur la base de ses rapports privilégiés avec aucune autorité du pays, qu’il soit au Palais national, à la Primature ou au Parlement. La mission des nouvelles forces armées consistera essentiellement à faire des interventions lors des catastrophes naturelles, lutter contre la contrebande au niveau de la frontière, défendre l’intégrité du territoire national, surveiller l’espace terrestre, maritime et aérien, lutter contre le terrorisme, entre autres, a énuméré le ministre de la Défense. « La nouvelle force sera un accompagnateur au développement », a précisé M. Denis. Selon lui, la projection pour la force de défense va au-delà des cinq ans du président Moïse. Hervé Denis souhaite démarrer le projet qui atteindra sa vitesse de croisière à la longue. Il sera satisfait s’il arrive à enrôler 3 000 membres dans cette nouvelle structure à la fin du mandat de Jovenel Moïse. Le ministère de la Défense a déjà préparé la grille des salaires pour les nouveaux membres du corps militaire. Cependant, pour des raisons stratégiques, Hervé Denis n’a pas voulu divulguer ces informations pour le moment. En fonction des besoins, il compte récupérer certaines bases laissées par les Casques bleus. Ainsi, il priorise celles qui sont placées aux environs de la frontière. 150 militaires, des génies, formés à l’étranger, notamment en Équateur, sont déjà opérationnels dans deux bases à Gressier et dans l’Artibonite. Pour les entretenir, il coûte 400 gourdes par jour pour chacun des militaires, a souligné le ministre.

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                      • #12
                        Le retour des forces armées inquiète certains et rassure d’autres



                        Les avis sont partagés dans la société haïtienne quant au retour de l’armée environ 22 ans après. Le processus de recrutement d’une première classe de soldats lancé par le ministère de la Défense montre que le chef de l’État fait du concret en ce sens. Pour le RNDDH, cette force sera une milice à la solde du Palais national. Cependant pour l’ancien candidat à la présidence Eric Jean Baptiste et le responsable de l’ISC, Rosny Desroches, le président de la République ne fait que respecter les prescrits de la Constitution. Le processus de recrutement d’une première classe de soldats devant intégrer les forces armées est un « très bon pas vers la souveraineté du pays », a jugé l’ancien candidat à la présidence Eric Jean-Baptiste, qui n’a jamais caché son amour pour l’armée et son opposition au pouvoir tèt kale. Cependant, l’homme d’affaires doublé du politique espérait voir constituer d’abord l’état-major de l’armée avant de procéder à un recrutement de soldats. Tout compte fait, pour Eric Jean Baptiste, il fallait commercer quelque part. Il souhaite tout simplement que le processus de recrutement se déroule en toute transparence sans corruption ni recrutement sur la base d’accointances politiques. Pour soutenir sa position en faveur du retour de l’armée, il a rappelé que la Constitution du pays reconnaissait l’existence de deux forces sur le territoire national : l’armée et la police nationale. M. Jean-Baptiste a fait remarquer que le pays perd environ 500 millions de dollars de contrebande sur la frontière chaque année alors que nous sommes dans une situation économique difficile. Pour lui, la nouvelle force armée est appelée à résoudre, entre autres, ce problème et ainsi permettre au Trésor public de récupérer ces fonds. Parallèlement, le directeur exécutif du Réseau national de défense des droits humains (RNDDH) a fait une toute autre lecture de la velléité du président de la République de réhabiliter l’armée. « Les autorités veulent créer une milice pour exercer de la répression sur la population et conserver le pouvoir », a tancé Pierre Espérance, soulignant que le pays n’a pas les moyens de s’offrir les services d’une force armée. Le défenseur des droits humains a reconnu que la Constitution du pays prévoit l’existence de l’armée. Mais il a estimé que la société devait se prononcer sur le retour de cette armée bien avant sa constitution. Selon lui, dans le cas où il y aurait un consensus sur le retour de l’armée, il ne reviendrait pas au ministère de la Défense d’organiser le processus de recrutement tout comme le ministère de la Justice ne s’occupe pas du recrutement dans la police nationale. De son avis, il devrait y avoir une structure pour s’occuper en toute transparente du recrutement dans le nouveau corps armé. Pour le professeur Rosny Desroches, directeur exécutif de l’Initiative de la société civile (ISC), le retour de l’armée est normal et rejoint les prescrits de la Constitution. « Je pense qu’avec un retour de l’armée, cela pourrait libérer la police et avec le départ de la MINUSTAH, on ne peut pas laisser le territoire sans une force de défense, a-t-il dit. Il faut protéger nos côtes, il faut protéger les patrimoines du pays… » Pour ceux qui estiment que le retour de l’armée devrait faire l’objet de plus de consultations dans la société, Rosny Desroches a rappelé que l’administration de Martelly avait déjà lancé des réflexions qui ont abouti à l’élaboration du Livre blanc sur la défense et la sécurité du pays. S’agissant de l’inquiétude sur une éventuelle vassalisation de cette force par le pouvoir, il croit qu’il revient à la société civile, au pouvoir judiciaire et au Parlement d’être vigilants et d'empêcher les dérives au sein de cette force. En lançant le processus de recrutement pour une première classe de soldats devant intégrer la nouvelle force de défense, le ministère de la Défense n’a fait que suivre la vision du président de la République, a fait savoir au Nouvelliste Lucien Jura, porte-parole de Jovenel Moïse. Il a rappelé, que depuis la campagne électorale, le chef de l’État avait déjà clairement exprimé ses intentions sur la nécessité de former une force de défense. Pour la présidence, la formation d’une armée moderne constituée de professionnels saura faire face aux défis de l’heure relatifs aux catastrophes naturelles « et même aux menaces sur notre territoire », a soutenu Lucien Jura.

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                        • #13


                          Une bonne partie de l'arsenal militaire de la Minustah sera bientôt sous le contrôle de la nouvelle Force Armée d'Haïti, selon une source bien informée basée à Washington DC. Des experts de la Minustah sont actuellement en pourparler avec des autorités haïtiennes sur la gestion de l'arsenal.

                          No automatic alt text available.

                          Marcel Lecorps
                          20 hrs ·

                          Une bonne partie de l'arsenal militaire de la Minustah sera bientôt sous le contrôle de la nouvelle Force Armée d'Haïti, selon une source bien informée basée à Washington DC. Des experts de la Minustah sont actuellement en pourparler avec des autorités haïtiennes sur la gestion de l'arsenal.

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                          • #14
                            BRAVO PRÉSIDENT, KIMBÉ PA LAGUÉ ... LAMÉ DAYITI TÊT DWAT .. NOU PA VLÉ NI POLICIER ONUSIEN, NI CASQUE BLEU ... PA KAPAB GUIN 2 FORCES ARMÉES SOU TERRITWA
                            ______

                            La MINUSTAH doit quitter le pays le 15 octobre 2017. La Mission des Nations Unies pour l’appui à la Justice (MINUJUSTH) prendra le relai selon les termes du chapitre 7 de la charte des Nations Unies. Cependant, le président d’Haïti,
                            JOVENEL MOISE pose certaines conditions pour l’implémentation de la MINUJUSTH dans le pays.

                            Le représentant de la Bolivie au conseil de sécurité, l’ambassadeur Sacha Sergio Llorrenty a évoqué lors de sa prise de parole le désaccord entre les responsables onusiens et les autorités haïtiennes autour du cadre légal de la MINUJUSTH.

                            En effet pour le Chef de l’État haïtien la mission qui succèdera à la MINUSTAH ne doit avoir dans ses effectifs ni casques bleus ni policiers onusien. Ce, pour permettre à la reconstitution de l’armée d’Haïti d’être plus crédible (VANT BÈF)

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                            • #15
                              Le livre blanc qui sert de feuille de route pour la création de la nouvelle force armée!
                              https://t.co/EvtjCY6Gzq

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