Announcement

Collapse
No announcement yet.

Moise a dit : « Que la lumière soit », et la lumière sera dans 24 mois !

Collapse
X
  • Filter
  • Time
  • Show
Clear All
new posts

  • Moise a dit : « Que la lumière soit », et la lumière sera dans 24 mois !



    La lumière jaillira-t-elle effectivement dans 24 mois ? Une tentative d’analyse tout en n’écartant aucune hypothèse

    Port-au-Prince, mercredi 12 juillet 2017 ((rezonodwes.com)).-Sans langue de bois, la prochaine promesse probablement à venir, qui manque encore au tableau d’affichage des magnifiques réalisations du Palais national, pour la première fois avec Jovenel Moise, comme président de la République qui fait rêver debout tous les Haïtiens, serait l’annonce d’un projet de pont suspendu sur la mer reliant l’île de la Gonâve à Montrouis, ou l’île de La Tortue à Port-de-Paix. Là encore, les Chinois, spécialistes en la matière, seront consultés dans ce domaine, dirait le président Tèt kalé 2, donnant l’ impression d’être toujours en campagne électorale avec des déclarations à l’emporte-pièce. Tout comme pour le projet ambitieux d‘électrifier sur tout Haïti dans 24 mois.
    Pour se rendre de la capitale à la métropole du Sud, si le véhicule est pris dans des bouchons monstres et quasi-interminables au niveau de Carrefour, aucun passager n’oserait dire qu’on est prêt d’atteindre la destination finale. Cette illustration pourrait servir à plusieurs autres démonstrations, comme dans ce cas d’étude qui nous intéresse. Peut-on espérer une nette amélioration dans la production et la distribution du courant électrique dans les 24 mois qui suivent quand, aujourd’hui, les coupures drastiques d’électricité sont devenues monnaie courante ?
    Presque le triple des 175 mégawatts nécessaires pour électrifier Haïti
    En Haïti, pour remporter des élections, qu’elles soient sincères, un vœu pieux ou entachées d’irrégularités, c’est à coup de promesses utopiques, en grande partie, que des candidats arrivent à gagner la confiance de l’électorat, nonobstant la passation provoquée par des petites enveloppes de mille (1,000) gourdes. D’autres, quoique sûrs et certains que le scrutin leur sera favorable, à cause de leur puissante machine de propagande déployée à cet effet, continuent, même après leur intronisation, de faire de nouvelles promesses, en dépit de la réalité des faits indiquant toute autre chose.
    Dans l’hypothèse où la proposition de Jovenel Moïse d’électrifier tout le pays dans les prochains 24 mois, serait logique et de bonne foi, il faudrait alors chercher au plus vite à interconnecter nos circuits avec ceux alimentés par la République Dominicaine, aux trois grands points d’accès frontaliers du pays. Toutes choses étant considérées égales, c’est le moyen le plus rapide de passer d’un rêve angoissant à la réalité. Mais à quel prix !
    Quand l’on sait qu’avec le rapport du « Projet Attali » prévoyant la reconstitution de l’île d’ Hispaniola, le régime Tèt kale allait porter le coup de grâce à Haïti, en net accord avec sa principale mission dont le but inavoué sera accompli. Les Dominicains, qui attendent l’occasion favorable de nous démontrer leur savoir-faire, se verraient servis par le président Jovenel Moïse, sur un plateau d’argent, la clef de la soumission totale d’Haïti aux desiderata de nos voisins à partir d’un seul circuit électrique.
    Au cas où cette entente serait trouvée — si toutefois elle ne serait pas déjà à l’étude, vu l’obstination de M. Moise depuis sa première déclaration à Miami —, la production locale s’effritera pour faire place aux produits importés de la République dominicaine.
    Selon des données techniques partagées publiquement, le pays est desservi en énergie électrique par seulement 173 mégawatts. Bien que des ingénieurs et techniciens n’aient jamais pris le contre-pied des déclarations de Jovenel Moïse, un qui souhaite rester dans l’anonymat a affirmé qu’il faudrait en moyenne 450 à 500 mégawatts pour alimenter tout le pays, sans toutefois prendre en considération des zones accessibles uniquement à dos d’âne. Dans ces endroits reculés de l’arrière-pays, où presque rien n’a changé depuis la nuit des temps, il n’a jamais existé de réseau de distribution électrique, enregistrant un manque à gagner annuel variant entre 200 et 300 millions de dollars.
    Se rabattre sur la Chine
    « La Chine prête à électrifier Haïti à partir des énergies solaire et éolienne », le titre d’un article publié le 12 octobre 2016 par l’organe de presse en ligne Rezo Nòdwès, est sorti des tiroirs par des fanatiques du régime Tèt kale, cette semaine, sans pour autant prendre le temps d’analyser le texte en profondeur.
    Premièrement, si l’on parvenait à satisfaire aux besoins d’Haïti en électricité 24/24, ce serait pour le bonheur de nous tous qui, malgré tout, continuons de chérir ce coin de terre avili et délaissé par ses fils légitimes le mettant en coupes réglées.
    Secundo, c’était un accord d’intention qui a été signé, et il n’existe rien de concret jusqu’à ce jour. Et c’est Jocelerme Privert, le concepteur d’un tel plan, qui devrait prendre tous les crédits, au cas où un tel projet se serait éventuellement concrétisé. La délégation haïtienne, lisons-nous dans ce texte, conduite par Aviol Fleurant, ministre de la Planification des deux régimes Tèt kale, a paraphé, le 10 septembre 2016, un contrat de USD 1,.2 milliards $ avec la Chine pour l’électrification de toute la République d’Haïti, à partir des énergies éolienne et solaire. Cet accord, poursuit Rezo Nòdwès, signé avec les Chinois, dont la Banque de Chine avancera 85 % du coût total du projet et 15 % seront financés par l’Etat haïtien, n’engage pas encore les partis signataires et c’est un processus, même avec les thèmes bien définis, qui prendra du temps.
    Dans la Caraïbe, quand il s’agit de notifier de l’existence de la plus grande centrale opérant uniquement avec de l’énergie solaire, on fait référence à la République dominicaine qui a mis plus de 24 mois pour sa construction et dont le coût pour seulement 33 mégawatts est évalué à USD $100 millions $. « Que la lumière soit » et qu’elle sera dans 24 mois, persiste à répéter à satiété le président Jovenel Moïse, comme s’il possédait les pouvoirs de Moïse, armé de son bâton, fendant en deux la Mer Rouge pour laisser passer les Israélites à leur sortie d’ Égypte.
    La Chine, ce géant asiatique sur lequel Haïti cherche à se rabattre, au grand dam de Taïwan, un allié de longue date — nouvel ordre politique, diplomatique et économique mondial oblige —, a mis presqu’une trentaine d’années pour construire son barrage hydro-électrique desservant un gros pourcentage des habitats du pays. Le coût de ce projet, qui serait élevé à entre USD 700 millions et 1,3 milliard $, n‘avait nullement tenu compte de problèmes de distribution sur les réseaux exigeant chez nous une attention spéciale avant de nous lancer dans la production du courant électrique dont la rentabilité est hypothétique.
    L’électricité d’ Haïti, une entreprise d’Etat en faillite
    L’Électricité d’Haïti (Ed’H) qui traîne derrière lui un lourd fardeau d’incompétence et met les abonnés dans une situation de carence quasi permanente, pour n’être jamais à la hauteur de sa tâche, a fait son temps, tout comme sa sœur défunte la « Compagnie générale d’ électricité » avant sa nationalisation. Les coupures d’ électricité drastiques actuelles sont loin d’annoncer une amélioration dans un avenir proche. Car, non seulement il ne s’agit pas de véhiculer un message, mais plutôt de trouver les voies et moyens pour arriver à sa concrétisation. Et dans la vague de protestations traversant le pays, tout en alimentant partout des sujets de discussion sur les réseaux sociaux, l’Ed’H n’est pas épargnée. Cette institution en faillite, et qui a du mal à trouver un preneur, a raté sa vocation première. Sa restructuration s’impose tout d’abord, ensuite sa capacité de produire indépendamment de l’énergie pour tout un peuple désireux de se mettre au diapason avec des pays de la région, tout au moins.
    De l’électricité 24/24 dans 24 mois, disons mieux dans 23 mois maintenant, car le mois de juin s’en est allé depuis cette fameuse et surprenante déclaration de Jovenel Moïse en Floride qui, trois jours après, avait tenté de se renier en attirant plutôt l’attention sur Les Irois, petit village situé au bout de la presqu’île du Sud. Aucun nationaliste haïtien amant du beau et du bon, connaissant l’importance de l’énergie électrique dans le développement d’un pays, à tous les points de vue, n’écrira ou ne se prononcera pour apporter un démenti, mais plutôt pour essayer de comprendre la faisabilité d’un projet de rêve d’une si grande envergure. Les enjeux sont de taille avec un tel projet où la propagande n’a plus sa place, vu que la campagne électorale qui a pris fin depuis novembre 2016, a vu la consécration de M. Jovenel Moise au timon des affaires du pays, aidé d’un CEP-BCED dévoyé.
    Nous nous bornons à ne pas admettre que le président Jovenel Moïse, qu’on veut faire passer pour un entrepreneur, pourrait être également un créateur d’illusions, surtout dans le cadre d’un débat sur un sujet loin de ses principales préoccupations. Quelle excuse plausible trouvera-t-il quand une caravane devrait traduire partout le changement.
    Du curage des canaux à la construction de voies de pénétration en terre battue aux réparations de maisons, cet ensemble de projets, à eux seuls, suffit pour déterminer l’orientation exacte de cette administration qui tâtonne, invente, renoue avec les anciennes pratiques du régime Tèt Kale#1 laissant un pays endetté avec un taux de chômage des plus élevés et une inflation galopante accentuant la misère. Le rendez-vous avec le rétablissement en permanence du courant électrique un peu partout à travers le pays est aujourd’hui, non pas dans 24 mois.
    En définitive, il est tout au moins temps que le pays fasse la transition du charbon de bois, aux lanternes éclairées avec de l’énergie propre. Alors là, dirions-nous plus tard que la déraison du plus fort est rarement la meilleure des folies. Et le pays continue de languir dans l’obscurité, et nos dirigeants avec leurs élucubrations deviendront davantage populaires, car nous avons, depuis bien des temps, cessé de cultiver les bons jugements.
    Last edited by papillon; 07-13-2017, 02:37 PM.
Working...
X
Back to Top